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Thomas TRABUC, ébéniste-designer

Une reconversion réussie pour Thomas, aujourd’hui ébéniste-designer !

Thomas TRABUC, 28 ans, est un jeune ébéniste-designer. Aujourd’hui résidant à Bordeaux où il a ouvert son atelier, il a sympathiquement accepté de revenir sur le sa formation de Menuisier Ebéniste qu’il a effectué en 2013 à l’INFA Paris Nord II.

Thomas a eu une formation et un parcours professionnel loin du monde de l’ébénisterie : Bac S, Ecole de commerce (HEC Montréal), deux ans de prépa puis un Diplôme en finance d’entreprise majeure Manager technologique d’informations. Il a poursuivi son chemin par 4 ans d’exercice dans un Cabinet de Conseil réputé, qu’il a quitté au poste de Senior pour se consacrer à son projet de reconversion. « Je voulais créer mon entreprise dans le domaine de l’artisanat. C’est devenu logique » dit-il très convaincu, « j’ai été bricoleur mais ce n’est pas une passion. Je me suis rendu compte que j’avais des compétences et le caractère propre au métier d’ébéniste, qui peut avoir multiples facette, notamment la créativité et la pratique. »

 

C’est en parlant de son projet à des amis, que Thomas a pris connaissance de la formation proposée à l’INFA « Un ami connaît une personne qui avait fait une reconversion un an avant moi. Elle m’a présenté la formation et j’ai postulé à l’INFA ! » nous raconte-il « La formation m’a aidé au niveau technique pour être rapidement opérationnel. Et de ma promotion, je suis le seul à avoir créé mon entreprise ».

 

Ravi et content de cette formation, Thomas tient à rendre hommage à Gérard BUROS (Responsable de la formation) : « Gérard fait un travail incroyable, il a un fort relationnel avec les stagiaires. Et je peux dire que c’est un père spirituel de l’ébénisterie. » Il ajoute « J’ai apprécié la liberté que nous avons pu avoir durant cette formation et également le suivi qui est top ! Je souligne également qu’elle n’est pas du tout scolaire ».

 

A l’issue de la formation, ce talentueux créateur de mobilier contemporain sur-mesure, a, grâce à son réseau, effectué un stage chez un ébéniste. Il a tout de suite après, créé sa société (sous statut EURL) où il travaille seul pour des professionnels et particuliers, sur des procédés de fabrication et de meubles respectueux de l’environnement. Il nous confie « Je me sens libre ! C’est un plaisir. Je suis ‘touche-à-tout’- je suis entre les nouvelles technologies et l’artisanal. On peut dire que j’allie le savoir-faire traditionnel et les possibilités offertes par les nouvelles technologies (découpes laser, impressions 3D et commandes numériques). »

 

Thomas a trouvé sa voie et pense plus tard, rester dans ce métier, qu’il imagine, aura évolué.

 

Retrouvez Thomas sur son site et Facebook :

http://www.thomastrabucebeniste.com

https://www.facebook.com/thomastrabucebeniste

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Florence, formatrice à l’INFA Nevers et agricultrice

La double vie professionnelle de Florence : formatrice à l’INFA Nevers et agricultrice

 

Quelle ne fût pas ma surprise quand mon directeur m’a demandé d’écrire quelques lignes sur ma double vie professionnelle !

 

En effet, je suis formatrice ici à l’INFA Bourgogne, mais également agricultrice. Une fois l’ordinateur portable rangé, le vidéoprojecteur replié, la salle fermée à clé après avoir écouté le dernier stagiaire, je dépose mes affaires sur mon bureau, salue mes collègues et direction la ferme. Je troque mes chaussures pour les bottes, mes stylos pour ma canne et mon chemisier pour ma veste chaude. Ma seconde journée commence. Me voilà avec mon mari au milieu de notre verte campagne ramassant nos vaches pour les changer de pré, ou bien dans la stabulation pour aider au vêlage, tenant la vêleuse, apportant de l’eau et du sel pour réanimer le veau.

 

Autant de tâches, quand je réfléchis un peu, qui sont bien loin de l’ordinaire de la majorité des gens. Je peux citer encore la manutention des vaches pour les trier, les peser, les soigner. Je revois encore le regard surpris de mes collègues quand je leur ai raconté qu’en rentrant du travail, je suis allée aider mon mari à « dégonfler un veau ».

 

Effectivement, un quotidien bien peu ordinaire et bien souvent fatiguant, notamment en période de vêlage et de foin. Cette vie d’agricultrice influence-t-elle ma vie de formatrice ? Très certainement. J’entends très souvent et de plus en plus certains stagiaires avancer l’argument du manque de temps ou de la fatigue pour justifier le manque de travail personnel. Mon rôle est de les accompagner, j’écoute leurs difficultés et je les aide à organiser leur temps de travail. Mais au fond de moi parfois je « bou(e)s » en pensant à ma situation : formatrice, mère de 2 jeunes enfants, femme d’agricultrice et de maquignon (et oui, mon mari a également deux professions) et en formation Master 2… Je suis exigeante, parfois trop peut-être, avec les stagiaires tout comme je le suis envers moi.

 

Peut-être est-ce un des facteurs de réussite au DEAMP (Diplôme d’Etat Aide Médico-Psychologique) dont je suis référente ? Cette culture paysanne doit certainement aussi transparaître au sein de notre équipe de formateurs : un franc parlé mais aussi une pudeur m’empêchant d’exposer mes difficultés, ce qui, je le conçois, est difficilement gérable pour mes collègues et ma responsable de secteur.

 

Mais ne croyez pas que cette vie n’est que labeur, c’est aussi et surtout une immense richesse que je ne troquerais contre rien. Je passe du monde de la pédagogie à celui de la terre tous les jours, j’ai l’impression de traverser un couloir de « culture » et c’est peut-être ce qui fait ma force et mon unicité.